Mardi 23 février 2010
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14:43
A vitesse constante le paysage en est réduit à cette traînée horizontale, une ligne grasse et colorée dans laquelle on devine la richesse d’un paysage foisonnant et vertical. Le
train ralentit. De premiers cisaillements apparaissent, perpendiculaires au long spasme voluptueux, les traits s’accrochent comme des notes sur une partition, un arbre, un poteau, une maison…
Le train s’arrête, dans une autre ville. Parfois on voit quelqu’un qui loupe la machine, son empressement statique s’oppose à notre tranquillité mouvante. Le temps s‘écoule et on en fait partie.
L‘autre, sur le quai, attend la prochaine voiture. Il guette et marmonne « grouille toi! ». En vérité c’est tout son corps qui grouille, paralysé dans cette attente interminable.
Immobile, il me rappelle ce que nos transports ont de commun.
Jouer
Par site adelle
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